Œuvres ...
HAUTE ET PROFONDE LA NUIT
Deuxième volet des Sorcelleries lyriques, d’un univers semblable à celui du premier volume, mais où l’on trouve aussi quelques figures de la mythologie classique (comme Narcisse ou La Belle Dame sans merci). Plus encore que dans le volume précédent, la prose accentue son rythme et sa cadence, le but étant de rendre fantastique la lecture elle-même, voire de faire en sorte que le lecteur s’emporte et se lise à haute voix le texte qu’il a sous les yeux. La trilogie envisagée ne verra jamais le jour. Prendergast, qui devait, sous forme narrative, s’intégrer au dernier recueil (Le Vyvyan au Robin), deviendra plutôt texte dramatique.
LA PRINCIPESSA DEL PALAZZO
« Les appétits d’autrefois réveillèrent
les monstres de pierre… »
Une belle princesse éprouve
la sincérité du prince qui lui a déclaré son amour.
LA BELLE ET LA BÊTE
« Il était une fois, sortilège épanoui
des nocturnes, la Bête.»
La Belle est aimée de la Bête, que rien ne ramènera
jamais à sa forme humaine. Elle reçoit des mains du monstre
le jeune homme de pierre qu’elle voulait pour époux, et qu’un
prodigieux sacrifice a rendu à la vie.
LES EAUX LÉGENDES
« Protège, mon fils, ton secret des beautés.
Ta beauté, mon fils, aux secrets.
Fatale à ceux qui l’aiment,
la beauté de Narcisse,
glorieuse et funeste à la fois.
DON JUAN TENORIO
« Tu ne savais pas que mon corps ne sent rien d’un
bonheur que les autres donnent.»
Le bonheur, l’amour et
la dignité bafoués par le geste
et la voix d’un seul homme.
LA BURE
« Il y avait l’Ile, avec l’opulence des hommes.»
Un jeune mendiant aborde une île aux richesses infinies et tâche
d’y retrouver un homme que nul ne semble connaître.
HAUTE ET PROFONDE LA NUIT
« Il a donné ses heures et sa jeunesse au vent et à la
nuit ; ce que le vent n’a pas emporté, la nuit l’a recouvert. »
Le
manteau de la reine Héraclée est orné des yeux
que l’on a arrachés aux aveugles : ainsi peut-elle voir
au travers de la nuit qui afflige son royaume depuis des années.
PHÈDRE
« Oh ! Le parfum le dernier de l’empreinte
aux pieds nus. »
On immole l’animal qui a tué le bel
Hippolyte, mais Phèdre envie même la violence à laquelle est soumise la bête.

