Œuvres ...
LES NOCES DE LA BÊTE suivi de PRENDERGAST

« Édition définitive »
Réédition du texte paru en 2004
Dans sa postface, Christian Delmas commente ces deux textes dramatiques, réunis en même volume, et parle d’un « triangle d’éternité ». L’essentiel des Noces se trouvait déjà dans Haute et profonde la nuit (la fable étant, bien sûr, celle de Madame Leprince de Beaumont). Ici, cependant, la malédiction qui frappe le prince ne le condamne plus à la traditionnelle métamorphose, mais plutôt à être vu comme un monstre par l’unique objet de ses amours. Quant au jeune homme de Prendergast, ceci : en connaissant mieux l’absolu Mallarmé, j’ai trouvé chez lui Igitur, penché lui aussi sur ses livres anciens (mais sous de tout autres ténèbres).
LES NOCES DE LA BÊTE
« Il fait la nuit, à travers laquelle je m’avance
en marchant sur des gestes brisés. »
Comme la Bête
l’a fait avant elle, la Belle, amoureuse à son
tour d’un jeune homme de pierre rendu à sa forme humaine, découvre
que l’on devient toujours la Bête aux yeux de ceux que l’on
aime.
PRENDERGAST
« Certes, il y eut de grandes fêtes absentes. »
Après
trente années d’absence, un père rentre
chez lui pour le face-à-face avec le fils dont il s’est éloigné dès
la naissance et qui se terre sous les combles d’une maison immense,
volontairement enchaîné au secret de livres séculaires.

